lundi 6 avril 2009

Darfour: 2 humanitaires enlevés


Bienvenu sur le blog de l'Association sauver Le Darfour RCA.

Dimanche 05 Avril 2009

Darfour: 2 humanitaires enlevés
Par M.P. (avec Reuters)

leJDD.fr

>> Deux membres de l'ONG française Aide Médicale internationale ont été enlevés samedi soir au Soudan, par des hommes armés. Il s'agit d'un Français et d'un Canadien. La situation dans le pays est très tendue pour les humanitaires: le président Omar el-Béchir, visé par un mandat d'arrêt international pour crimes contre l'humanité, a expulsé 13 ONG le mois dernier.

Deux employés de l'ONG Aide médicale internationale ont été enlevés dans la nuit de samedi à dimanche au Soudan. Il s'agit d'un Français et d'un Canadien. Selon une source interne à l'ONU, des hommes armés sont entrés samedi soir dans les locaux de l'association française à Ed el Fursan, dans le sud de la province du Darfour, et ont capturé deux employés, ainsi que deux gardes soudanais, qu'ils ont ensuite relâchés. Le quai d'Orsay, qui a confirmé l'enlèvement, a activé une cellule de crise."S'agissant d'une situation concernant une ONG française, le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et européennes a été immédiatement mobilisé", précise le ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué. Aide médicale internationale dénonce "cet enlèvement dirigé contre des membres de son équipe, qui oeuvre au quotidien pour préserver la santé des populations locales". L'ONG participe depuis 2004 à l'accès aux soins des populations rurales du Darfour.

Omar el-Béchir inculpé

Située à 90 km de la capitale du Nord-Darfour, Nyala, la région d'Ed el Fursan est depuis plusieurs semaines le champ d'affrontement de deux tribus rivales, les Habbania et les Fallata, qui s'y disputent des terres agricoles. Leur conflit, très ancien, s'est intensifié avec l'arrivée massive d'armes en six ans de conflit darfouri. Un porte-parole de l'Armée de libération du Soudan, l'une des principales organisations rebelles, a démenti que ses éléments soient impliqués d'une manière ou d'une autre dans l'enlèvement. Si, au Darfour, région ravagée par une guerre civile, le travail des humanitaires est compliqué, le climat s'est encore un peu plus tendu depuis peu. Le président Omar Hassan el-Béchir a été placé le mois dernier sous mandat d'arrêt international par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité dans la province. Cette procédure est soutenue par la France mais rejetée par les pays arabes, qui refusent de l'appliquer.

En représailles, le gouvernement a expulsé 13 ONG internationales du pays, en les accusant de donner de fausses informations à la CPI pour incriminer el-Béchir. Trois employés étrangers de Médecins sans frontières (MSF) ont été enlevés en mars, dans le Nord du Darfour. Les responsables humanitaires craignent une recrudescence de cette pratique. "On a eu droit à pratiquement tout le reste - vols, détournements de voiture, attaques. Mais l'enlèvement de personnel international n'a jamais été un problème avant", témoigne l'un d'entre eux."S'il s'agit du début d'une nouvelle tendance, les organisations d'aide internationale devront alors décider de l'opportunité de laisser leur personnel international sur le terrain, à l'extérieur des grandes villes du Darfour, où il est particulièrement vulnérable", a-t-il ajouté.

samedi 28 mars 2009

Darfour : Pourparlers de paix suspendus

Bienvenu sur le blog de l'Association sauver Le Darfour RCA.

vendredi 20 mar, 20 h 58 Radio Canada

Le plus important groupe rebelle du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), suspend les pourparlers de paix avec le gouvernement du Soudan. Son chef Khalil Ibrahim a fait savoir que les négociations ne pourront reprendre que lorsque les 13 organisations humanitaires étrangères expulsées seront autorisées à reprendre leur travail.

Le président du Soudan, Omar el-Béchir, a ordonné l'expulsion du Darfour des 13 organisations humanitaires en réaction à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d'émettre un mandat d'arrêt contre lui pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Les pourparlers de paix entre les deux parties pour mettre un terme à la guerre civile, qui dure depuis six ans dans cette région, avaient débuté il y a quelques semaines seulement. Les négociations devaient se poursuivre prochainement au Qatar, mais elles n'auront pas lieu. Khartoum n'a pas commenté la décision du MJE.

L'expulsion des ONG internationales menacerait plus d'un million de personnes au Darfour, a déclaré l'ONU. Selon l'organisation, le conflit au Darfour a fait au moins 300 000 morts et quelque 2,7 millions de perso