| L'article | ||||||
| Depuis mars 2003, la région du Darfour, au Soudan, le pays le plus grand d’Afrique, a connu des affrontements entre les forces gouvernementales soudanaises et les milices rebelles de l’Armée de libération du Soudan (ASL) et le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE), au cours desquels les civils ont été les cibles d’attaques meurtrières des milices arabes liées au gouvernement. Selon les Nations Unies, en septembre 2003, 65 000 Soudanais se sont réfugiés au Tchad, un pays voisin, tandis qu’au Darfour plus de 500 00 personnes déplacées ont nécessité une aide humanitaire urgente. L’ONU a lancé un appel de fonds de 23 millions de dollars alors que les pourparlers de paix entre le gouvernement et les forces rebelles échouaient à la suite de soupçons et d’accusations. | ||||||
« Le refus de l’accès est le principal obstacle aux efforts humanitaires dans la région », a déclaré Tom Eric Vraalsen, l’Envoyé spécial des Affaires humanitaires au Soudan, lors de sa visite dans la région en décembre 2003. Lui faisant écho, le Secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires, Jan Egeland, a dit : « La situation humanitaire au Darfour est rapidement devenue l’une des pires au monde. L’accès humanitaire est bloqué par les parties en conflit et, alors que les besoins sont de plus en plus urgents, les stocks d’approvisionnement en matériel et en vivres diminuent. » Il aura fallu attendre le début de 2004 pour que le Président soudanais Omer Hassan Ahmed Al Bashir promette de fournir l’accès aux agents humanitaires, mais on estimait alors que plus de 750 000 Soudanais avaient été déplacés dans le pays et au moins 100 000 autres avaient fui au Tchad.
Selon M. Egeland, l’ONU et le personnel d’organisations non gouvernementales avaient reçu presque quotidiennement des rapports fiables faisant état d’atrocités, dont des meurtres, des viols et des pillages, et dénonçant le dépeuplement forcé de zones entières. Ces rapports indiquaient que les milices janjawids étaient principalement responsables des exactions perpétrées contre les membres des tribus ethniques Four, Zaghawas et Massalit. Le 8 avril 2003, le gouvernement soudanais, l’ASL et le MJE ont signé un accord de cessez-le-feu humanitaire à N’Djamena, la capitale du Tchad. Le Secrétaire général, Kofi Annan, s’en est félicité et s’est dit « convaincu que cet accord aboutira à une cessation immédiate des hostilités ainsi qu’à la fin des attaques perpétrées contre la population civile et facilitera l’accès humanitaire à toute les personnes qui ont besoin d’assistance et de protection ». Les rapports de l’ONU ont cependant continué à signaler des actes de violence et des abus des droits de l’homme. En mai, dans une déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé le gouvernement soudanais à neutraliser et à désarmer les Janjawids. Le nombre de personnes déplacées avait alors atteint 2 millions. Lors d’une réunion de haut niveau qui a eu lieu à Genève en juin 2004, les institutions de l’ONU ont lancé un appel de fonds de 236 millions de dollars pour aider les populations au Darfour et les réfugiés au Tchad. En mai, le Programme alimentaire mondial (PAM) a apporté des secours à 600 000 personnes; le Bureau de coordination de l’aide humanitaire et le Centre commun de soutien logistique a fourni des tentes et des couvertures à 90 % des populations déplacées; les institutions de l’ONU et les ONG partenaires ont fourni de l’eau potable à environ 350 000 personnes; en juin, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance a lancé une campagne pour vacciner 2 millions d’enfants contre la rougeole et 100 000 contre la polio; et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a transféré près de 106 000 réfugiés au Tchad dans des camps plus sûrs. Lors de sa visite au Soudan et au Tchad en juin, le Secrétaire général a déclaré que les réfugiés ou les personnes déplacées ne seront pas forcés de revenir dans leurs villages ou encouragés à le faire tant que la sécurité ne sera assurée dans la région. « La sécurité est essentielle pour eux et il est évident qu’elle devra être assurée avant qu’ils puissent revenir chez eux », a-t-il indiqué. En juin, M. Annan a également nommé Jan Pronk comme Représentant spécial pour le Soudan.
Le 30 juillet, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1556 (2004), demandant que le gouvernement soudanais respecte ses engagements en désarmant les milices janjawids et en traduisant en justice les auteurs des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Il a également prié le Secrétaire général de lui rendre compte des progrès accomplis dans les trente jours et de continuer par la suite une fois par mois. Dans son rapport du 30 août, M. Annan a dit que « rien n’indiquait au début du mois d’août que le gouvernement avait pris des mesures pour commencer à désarmer les Janjawids et les autres factions rebelles ». Selon l’Organisation mondiale de la santé, en septembre 2004, la crise dans la région a fait plus de 200 morts par jour à cause du surpeuplement des camps, des conditions hygiéniques déplorables ainsi que des attaques brutales et violentes qui y étaient menées. Le 18 septembre, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1564 (2004), faisant pression sur le gouvernement soudanais pour qu’il protège la population civile. Il a également demandé que le Secrétaire général établisse une commission internationale pour enquêter sur les violations du droit humanitaire international et des droits de l’homme, déterminer si des actes de génocide ont eu lieu et identifier les auteurs. |
lundi 27 octobre 2008
Soudan : la tragédie au Darfour
jeudi 16 octobre 2008
Iran, Darfour, Corée du Nord: "pas de solutions sans la Chine" pour Nicolas Sarkozy le 27/5/2007 à 20h08 par AFP
Iran, Darfour, Corée du Nord: "pas de solutions sans la Chine" pour Nicolas Sarkozy
le 27/5/2007 à 20h08 par AFP
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il n'y aurait "pas de solutions" aux questions de l'Iran, du Darfour et de la Corée du Nord, "sans une implication forte et positive de la Chine", lors d'une conversation téléphonique avec le président chinois Hu Jintao, a rapporté l'Elysée.
La teneur de la conversation entre les présidents français et chinois a été rapportée à la presse par David Martinon, porte-parole de l'Elysée.
"Le président Hu Jintao a salué en Nicolas Sarkozy un vieil ami respecté du peuple chinois, qui a toujours veillé au rapprochement entre la France et la Chine", a rapporté M. Martinon.
En retour, le président Sarkozy a remercié le président chinois qu'il avait rencontré en janvier 2004 à Pékin et lui a affirmé: "la France ne reconnaît qu'une seule Chine".
M. Sarkozy "a souligné le rôle considérable de la Chine dans le monde". Pour lui, "il n'y aura pas de solution sur la question iranienne, sur la question du Darfour, sur la question de la Corée du Nord, sans une implication forte et positive de la Chine".
"Vous avez eu la gentillesse de dire que j'étais un vieil ami de la Chine, je vous le démontrerai. Nous parlerons de tous les sujets avec amitié mais aussi avec franchise. J'admire la Chine et je veux avoir avec les dirigeants chinois un contact confiant, régulier et amical", a dit le président français à son homologue chinois.
Le président Hu Jintao a invité le président Sarkozy à venir à Pékin "dès cette année", invitation que le président Sarkozy, "ravi de cette perspective", a acceptée "sans hésiter".
Enfin, M. Sarkozy a souhaité pour le peuple chinois "unité, prospérité et bonheur", a également affirmé le porte-parole.
La Chine, membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, critiquée par certains pour son soutien au Soudan, a annoncé début mai la création d'un poste de représentant spécial pour l'Afrique, dont la tâche immédiate sera de se consacrer au conflit du Darfour.
Le conflit qui sévit depuis plus de quatre ans au Darfour a fait 200.000 morts et deux millions de déplacés, selon l'ONU, des chiffres contestés par le Soudan, qui parle de seulement 9.000 morts.
Darfour : L'ONU devrait déployer 4.500 soldats supplémentaires avant 2009
Darfour : L'ONU devrait déployer 4.500 soldats supplémentaires avant 2009

Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Alain Le Roy, avec Minni Minawi, chef de l'Armée de libération du Soudan, à El Fasher, au Nord Darfour.
Alain Le Roy a fait cette annonce lors d'une entrevue avec des représentants de personnes déplacées de trois camps du Nord Darfour, jeudi à El Fasher, a rapporté vendredi la porte-parole adjointe du Secrétaire général, Marie Okabe, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.
Le Secrétaire général adjoint a ajouté que le Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU (DPKO selon l'acronyme anglais) prévoyait aussi avec l'Opération hybride UA-ONU au Darfour (MINUAD) d'accroître le nombre de policiers dans les camps de réfugiés.
Lors de rencontres avec des représentants de la société civile de différentes parties du Nord-Darfour, ceux-ci ont jugé que le seul moyen de réaliser la paix au Darfour était de « faire pression » sur toutes les parties impliquées à s'assoir à la même table.
Alain Le Roy a quitté El-Fasher vendredi pour El-Geneina, dans le Darfour-Ouest, pour la deuxième partie de son voyage dans cette vaste région de l'ouest du Soudan.
Alain Le Roy devait aussi se rendre à Nyala, au Sud-Darfour, où il devait rencontrer des représentants des autorités locales, des personnes déplacées et des membres du personnel de la MINUAD, a dit la porte-parole.
Par Centre de Presse de l'ONU
lundi 13 octobre 2008
Les Arabes établiront un comité légal pour soutenir le Soudan
| 2008-10-13 10:18:38 | ||
LE CAIRE, 12 octobre (Xinhua) -- Les ministres arabes de la Justice se sont mis d'accord d'établir un comité légal pour soutenir le Soudan face à la crise avec la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé dimanche le ministre soudanais de la Justice Abdel-Basit Saleh Sabdarat au Caire.
Les ministres ont pris la décision d'établir un comité au sein d'une session extraordinaire qui s'est déroulée dimanche à la Ligue arabe (LA) au Caire, a précisé M. Sabdarat devant la presse à la suite de la session.
La demande du procureur en chef de la CPI de poursuivre le président Omar al-Bashir est "motivée politiquement" et manque de base légale crédible, a exprimé M. Sabdarat.
Sur demande du Soudan, les ministres arabes ont enquêté sur l'action du procureur en chef de la CPI, qui a provoqué de vives critiques dans le monde arabe.
Dans un communiqué publié après la réunion, les ministres arabes ont exprimé leur solidarité avec le Soudan, critiquant toute tentative d'utiliser les principes internationaux judiciaires pour les objectifs politiques.
Le 14 juillet, le procureur en chef de la CPI Luis Moreno-Ocampo a officiellement demandé l'arrestation de M. al-Bashir pour les crimes de guerre commis dans la région occidentale de Darfour, qui a été vivement réfutée par le gouvernement soudanais.
Le gouvernement soudanais a refusé de reconnaître la CPI car le Soudan n'a pas signé le Statut de Rome pour l'établissement de la CPI.
Par://www.french.xinhuanet.com/french/2008-10/13/content_738779.htmsamedi 11 octobre 2008
La sécurité au Darfour se détériore, selon Ban Ki-moon

Bienvenu sur le blog de l'Association sauver Le Darfour RCA.
La sécurité au Darfour se détériore, selon Ban Ki-moon
Il y a 3 jours
NEW YORK (AFP) — La sécurité se détériore au Darfour et la force conjointe ONU-Union africaine (Minuad) chargée de protéger les populations est sollicitée au-delà de ses capacités, a déploré mardi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
"La situation au Darfour se détériore. On assiste à une augmentation des attaques contre les humanitaires et les personnels de l'ONU," a dit M. Ban dans une conférence de presse, citant l'embuscade dans laquelle un soldat nigérian de la Minuad a été tué. "La mission est sollicitée au-delà de ses capacités", a-t-il affirmé.
Un Casque bleu de la Minuad a été tué par balle mardi par des dizaines d'hommes en armes qui ont pris sa patrouille en embuscade au Darfour, dans l'ouest du Soudan. Sa mort porte à dix le nombre de soldats de cette force tués depuis le début de la mission, le 31 décembre 2007.
M. Ban a indiqué que cette insécurité était la raison pour laquelle il avait envoyé les nouveaux chefs des départements de maintien de la paix, Alain Le Roy, et de soutien logistique de l'ONU, Susana Malcorra, au Soudan, "pour accélérer le déploiement et faire avancer le processus politique, sans lequel il ne peut y avoir de paix".
Le secrétaire général a indiqué qu'il escomptait un déploiement à 65% de la Minuad à la fin de l'année et à 85% d'ici à mars 2009.
Mais il a précisé que ces chiffres devraient être ajustés "compte tenu des conditions sur place". L'ONU avait auparavant espéré un déploiement à 80% fin 2008.
M. Ban a affirmé que des contingents spécialisés thaïlandais et népalais, très attendus, devraient rejoindre la force vers la fin octobre et que des négociations se poursuivaient pour obtenir des hélicoptères et du personnel ukrainiens.
La Minuad, pour laquelle le Conseil de sécurité a autorisé un maximum de 26.000 soldats et policiers, a commencé à se mettre en place début janvier. Son déploiement se heurte à de grosses difficultés, généralement imputées au manque de coopération du gouvernement soudanais, et elle a été la cible d'attaques meurtrières.
Mais elle manque également d'équipements que seuls les pays d'un certain niveau de développement sont à même de fournir, notamment 24 hélicoptères de transport et de combat dont elle a besoin pour protéger correctement les civils, dans une région grande comme la France.
Le conflit au Darfour, province occidentale du Soudan où s'affrontent depuis février 2003 forces gouvernementales appuyées par des milices arabes et mouvements rebelles, a fait jusqu'à 300.000 morts selon l'ONU, quelque 10.000 selon Khartoum.



