mardi 24 février 2009

Un contingent togolais de 200 hommes pour la sécurité à la frontière soudanaise

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Vendredi 20 février 2009
LOME, 19 février (Xinhua) -- Le Togo enverra dans moins de trois semaines un contingent de 200 hommes dans la mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (Minuracat), à N'Djamena et à Abéché, a rapporté jeudi la radio nationale.

Selon le chef d'Etat major général des forces armées togolaises, Zakari Nandja, le contingent togolais au Tchad sera posté à N'Djamena et à Abéché pour assurer la protection des populations réfugiées de la frontières soudanaise.

Le contingent a été présenté jeudi lors d'une cérémonie officielle en présence du chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé.

L'équipement du contingent a fait objet d'une inspection d'une mission du Département de la Paix de l'ONU.

Le président Faure Gnassingbé a indiqué que les participations des forces armées togolaises dans les différentes opérations de maintien de la paix ont été de tout temps "unanimement appréciées". Il a fait état de sa foi en les "capacités traditionnelles" du contingent togolais à relever avec habileté le défi qui l'attend en Centrafrique et au Tchad.

par xinhuanet publié dans : ACTUALITES NATIONALES

vendredi 20 février 2009

Signature d'un accord de paix fragile sur le Darfour

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Signature d'un accord de paix fragile sur le Darfour

Tanguy Berthemet
17/02/2009 | Mise à jour : 20:47
Amin Hassan Omar (à g.), représentant le gouvernement soudanais, et Khalil Ibrahim, à la tête des rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité, ont échangé mardi une poignée de mains.
Amin Hassan Omar (à g.), représentant le gouvernement soudanais, et Khalil Ibrahim, à la tête des rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité, ont échangé mardi une poignée de mains. Crédits photo : AFP

Même si le groupe de rebelles le plus puissant a paraphé le texte, assez flou, les diplomates internationaux redoutent «une tactique à court terme».

Il ne s'agit pour l'instant que d'un préaccord, mais il soulève un très léger espoir. Mardi, le gouvernement soudanais et Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont annoncé la signature au Qatar d'une lettre d'intention en vue de mettre un terme à la guerre qui broie le Darfour depuis bientôt six ans.

Le texte, négocié par Khalil Ibrahim, le chef du JEM, le groupe rebelle le plus puissant et le plus actif du conflit, et Nafie Ali Nafie, le tout-puissant assistant du président Omar el-Béchir, reste encore flou. Il comprendrait des promesses pour la fin des combats, des mesures pour aider les réfugiés et des libérations mutuelles de prisonniers, un point sur lequel les pourparlers achoppaient depuis une semaine.

Le document est néanmoins «un tournant important» aux yeux du premier ministre qatarien, Cheikh Hamad Ben Jassem al-Thani. C'est aussi une petite victoire pour la diplomatie française, à l'origine de cette médiation. Selon les Qatariens, une conférence de paix pourrait maintenant se tenir dans les semaines à venir. Mais l'ouverture de ce second tour de négociations, affirme un diplomate, reste encore largement en suspens.

Risque de division

«Le fait qu'ils aient accepté de discuter est un point positif. Mais de là à dire que la paix est à portée de main, il y a un pas», insiste Roland Marchal, chercheur au CNRS. Pour que la conférence de paix fonctionne, il faudra persuader de nombreux acteurs de rejoindre la table. Des puissances influentes, comme l'Égypte ou l'Arabie saoudite, mais aussi les autres rebellions du Darfour sont pour l'instant absentes des débats.

Car, en choisissant d'ouvrir des négociations avec le seul JEM, un groupe proche des islamistes et composé essentiellement de troupes de l'ethnie Zaghawa, le pouvoir soudanais a laissé de côté de nombreuses autres factions. À commencer par la branche de l'Armée de libération du Soudan (SLA) d'Abdel Wahid, un rebelle d'origine Four, la tribu la plus nombreuse du Darfour. L'homme, réfugié en France, ne représente qu'une puissance militaire limitée, mais reste extrêmement populaire, notamment dans les camps de réfugiés. Il a refusé de rejoindre Doha, en dépit des efforts des diplomates français. Les ONG redoutent que la signature de mardi entraîne de nouvelles divisions au sein des rébellions du Darfour et des tensions entre les différents groupes ethniques.

L'autre raison de la prudence des diplomates est le contexte très particulier de l'accord. Khartoum craint l'aboutissement de la procédure judiciaire internationale contre le président Béchir, menacé de poursuites par la Cour pénale internationale (CPI). En juillet, le procureur de la Cour, Luis Moreno-Ocampo, avait demandé à des juges d'émettre un mandat contre le président soudanais. Une perspective de paix au Darfour, même ténue, pourrait retarder l'émission de ce mandat.

De son côté, le JEM cherche à redresser son image de marque. L'intransigeance du mouvement et sa proximité avec les islamistes ont en effet fini par inquiéter les chancelleries occidentales. Alors que la nouvelle Administration américaine n'a toujours pas dévoilé sa doctrine vis-à-vis du conflit soudanais, le JEM avait besoin de rassurer. « Le JEM et le pouvoir soudanais se devaient de faire des concessions. Nous allons voir dans les jours à venir s'ils ont signé de bonne foi ou s'il s'agit juste d'une tactique à court terme », expliquait mardi, sans trop d'illusions, un diplomate.

Le Figaro

mercredi 4 février 2009

Darfour: Khartoum demande à la force ONU-UA d'évacuer la ville de Muhajeria, l'ONU s'y oppose lundi 2 fév, 20 h 07

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Darfour: Khartoum demande à la force ONU-UA d'évacuer la ville de Muhajeria, l'ONU s'y oppose
lundi 2 fév, 20 h 07

Associated Press

LE CAIRE - Les forces soudanaises ont bombardé lundi la périphérie de Muhajeria une ville tenue par le Mouvement pour la justice et l'égalité dans le sud de la province du Darfour. Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a fait savoir que les casques bleus de l'ONU ne quitteraient pas la zone, contrairement à ce qu'avait demandé le gouvernement de Khartoum.

Quelque 5.000 habitants de la ville se sont réfugiés autour du complexe des forces de l'ONU, a confirmé un porte-parole de la force, Nourredine Mezni, à l'Associated Press.

Le gouvernement soudanais avait demandé dimanche aux casques bleus de partir pour que les forces gouvernementales puissent reprendre la ville, dont s'étaient emparé le Mouvement pour la justice et l'égalité.

C'est la première fois que le Soudan formule une telle requête, selon des responsables de l'ONU, un défi pour la fragile mission internationale. Mais le secrétaire général de l'ONU a assuré depuis Addis Abeba en Ethiopie que les troupes de la force conjointe ONU-Union africaine resteraient à Muhajeria. "J'exhorte au maximum de retenue le président Omar el-Béchir et j'ai exhorté les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité à se retirer de la ville pour protéger des rebelles innocents", a-t-il dit devant la presse.

Mais un porte-parole du Mouvement pour la justice et l'égalité Ahmed Tugod, a affirmé que ses troupes qui se sont emparées de la ville le 15 janvier resteraient là et se battraient.

Ahmed Tugod et Nourredine Mezni ont tous deux fait état de bombardements des avions à la périphérie de la ville, qui compte environ 30.000 habitants.