samedi 28 mars 2009
Darfour : Pourparlers de paix suspendus
vendredi 20 mar, 20 h 58 Radio Canada
Le plus important groupe rebelle du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), suspend les pourparlers de paix avec le gouvernement du Soudan. Son chef Khalil Ibrahim a fait savoir que les négociations ne pourront reprendre que lorsque les 13 organisations humanitaires étrangères expulsées seront autorisées à reprendre leur travail.
Le président du Soudan, Omar el-Béchir, a ordonné l'expulsion du Darfour des 13 organisations humanitaires en réaction à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d'émettre un mandat d'arrêt contre lui pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Les pourparlers de paix entre les deux parties pour mettre un terme à la guerre civile, qui dure depuis six ans dans cette région, avaient débuté il y a quelques semaines seulement. Les négociations devaient se poursuivre prochainement au Qatar, mais elles n'auront pas lieu. Khartoum n'a pas commenté la décision du MJE.
L'expulsion des ONG internationales menacerait plus d'un million de personnes au Darfour, a déclaré l'ONU. Selon l'organisation, le conflit au Darfour a fait au moins 300 000 morts et quelque 2,7 millions de perso
Déclaration de l'Association Sauver le Darfour-RCA relative à la situation au Darfour (SOUDAN)
www.sauverledarfour-rca.webobo.com
E-mail: sauverledarfour.rca@gmail.com
Tel: 00236 70 12 00 59 /00236 77 08 33 19
DECLARATION DE L'ASSOCIATION SAUVER LE DARFOUR RCA RELATIVE A LA SITUATION AU DARFOUR (SOUDAN)
L’Association Sauver Le Darfour RCA, ONG à caractère humanitaire qui milite pour la paix dans la région du Darfour (Ouest du SOUDAN) exprime ses inquiétudes suite à l’émission par la Cour Pénale Internationale d’un mandat d’arrêt contre le Président Soudanais Omar El Bechir.
L’Association SLD RCA pense pour sa part que le mandat d’arrêt risquerait de compromettre le processus de paix en cours entre le Gouvernement soudanais et les groupes rebelles. La signature récemment à Qatar d’un accord de paix entre le Gouvernement et le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JME) est une preuve de la volonté des parties à faire la paix.
L’Association SLD-RCA emboîte le pas à l’Union Africaine en soulignant que le mandat d’arrêt constitue une menace grave contre le processus du retour à la paix dejà entamé.
Par ailleurs, SLD-RCA plaide pour que la sécurité des populations civiles, victimes du conflit au Darfour soit assurée par le Gouvernement soudanais, l’Union Africaine et les Nations Unies.
Fait à Bangui, le 24 Mars 2009
Pour le Bureau Exécutif de SLD-RCA
Le Président
Fortuné Servais NGOUPENDE
mercredi 11 mars 2009
Soudan: Béchir arrive au Darfour 4 jours après le mandat d'arrêt de la CPI
Dimanche 8 mars 2009
Soudan: Béchir arrive au Darfour 4 jours après le mandat d'arrêt de la CPI
EL-FACHER (Soudan) Le président soudanais Omar el-Béchir est arrivédimanche au Darfour, quatre jours après le mandat d'arrêt émis contrelui par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans cetterégion de l'ouest soudanais, selon un correspondant de l'AFP sur place.
Ce conflit a fait 300.000 morts selon l'ONU --mais seulement 10.000 selon Khartoum--, ainsi que plus de 2,7 millions de déplacés.
Ce voyage est perçu comme une forme de défiance à l'égard des capitalesoccidentales qui avaient multiplié les critiques contre le présidentsoudanais après la décision de Khartoum d'expulser 13 des plusimportantes ONG actives dans cette zone.
Les Etats-Unis et d'autres pays avaient déjà demandé jeudi au Soudan derevenir sur cette décision, critiquée également par l'ONU et l'Unioneuropéenne.
La CPI a délivré le 4 mars un mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir pourcrimes de guerre et contre l'humanité au Darfour, mais ce dernier y arépondu avec véhémence et a décidé d'expulser ces 13 ONG.
"Siquelqu'un veut nous combattre, il ne devrait pas passer par desrésolutions du Conseil de sécurité (de l'ONU) ou la CPI, mais plutôtvenir sur notre sol pour se battre", a lancé samedi M. Béchir lors d'undiscours à Khartoum devant des partisans venus du Sud-Soudan.
"Les ONG expulsées sont des voleurs. Elles gardent 99% des fonds pour elles-mêmes et ne donnent que 1% à la population du Darfour", a-t-il accusé.
Ladécision de Khartoum va priver de nourriture, d'eau potable et de soinsde santé plus d'un million de personnes au Darfour, selon desresponsables onusiens.
L'ONU a averti que des milliers de personnes risquaient de mourir du fait de cette décision.
Desresponsables onusiens craignent aussi des mouvements de populationmassifs au Darfour si les services essentiels ne sont pas assurés dansles camps, ce qui pourrait augmenter l'exposition des civils auxcombats entre rebelles et soldats.
"Ce n'est pas possible, dans un délai raisonnable, de remplacer lacapacité et l'expertise que ces ONG ont fournies sur une longuepériode", ont souligné samedi les agences de l'ONU au Soudan dans uncommuniqué.
Quelque 85 ONG internationales sont actives au Darfour, mais les 13 expulsées "comptent pour plus de la moitié de la capacité des opérations humanitaires", ont-elles regretté.
Enfait, plusieurs ONG mettent en oeuvre des programmes des agences del'ONU, comme l'américaine Care qui distribue une part importante de lanourriture acheminée au Darfour par le Programme alimentaire mondial(PAM).
"En expulsant ces organisations, c'est comme si l'on s'attaquait defacto à l'ONU", a déclaré à l'AFP un humanitaire sous couvert del'anonymat.
Ladécision de Khartoum accroît à court terme la pression sur les ONG surle terrain, qui devront faire davantage sans bénéficier de plus demoyens.
©AFP / 08 mars 2009
Les autorités avaient confirmé samedi la visite du président soudanaisà El-Facher et Nyala, les deux grandes villes du Darfour, région enproie à une guerre civile depuis 2003.
par Centrafrique-Presse.com publié dans : La Une
